MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA PROTECTION DE LA NATURE
TITRE TEXTE : Arrêté ministériel n° 3911 en date du 28 mais 1998 portant organisation de la campagne d’exploitation forestière de 1998.
REFERENCE : J.O. n° 5816 du 22 août 1998, page 534.
Article premier. - Les produits contingentés sont ;
Art. 4. - A l’exception des produits provenant des parcelles individuelles ou collectives de reboisement, des formations forestières du domaine forestier de l’Etat ou des forêts naturelles ayant fait l’objet d’un plan d’aménagement, la localisation de l’exploitation des produits contingentés est la suivante :
Art. 6. - Les importations par voie terrestre, maritime ou aérienne des produits forestiers contingentés au Sénégal, ont soumises au préalable à une autorisation d’importer délivrée par le Directeur des Eaux, Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols.
Les autorisations d’importer ne sont délivrées qu’aux détenteurs d’une carte d’import-export ou d’une carte professionnelle d’exploitant forestier.
Art. 7. - Aucun produit forestier importé par voie maritime, aérienne ou terrestre ne peut valablement circuler ou être mis en dépôt à l’intérieur du territoire national sans un permis de circulation, de dépôt ou un laissez-passer délivré par le Service des Eaux et Forêts.
Art. 8. - A l’exception des produits provenant des forêts aménagées, l’exploitation du bois de vène n’est autorisée qu’à titre artisanal dans les régions de Kolda, Tambacounda et Ziguinchor et porte exclusivement sur des sujets morts.
Art. 9. - Les billons de dimb dont le diamètre est supérieur à quinze centimètres entrent dans la catégorie de bois artisanal.
Art. 10. - Tout mobilier à l’état semi-fini et confectionné avec du bois de vène ou de dimb, ne peut valablement circuler sans un permis de circulation délivré par l’inspecteur régional des Eaux et Forêts.
Art. 11. - Le permis de circulation de mobilier semi-fini ne peut être délivré que sur présentation d’un titre d’exploitation forestière.
Art. 12. - L’exploitation du dialambane, essence intégralement protégée, est formellement interdite, sauf autorisation spéciale du Directeur des Eaux et Forêts pour des raisons scientifiques ou médicinales.
Cependant, l’inspecteur des Eaux et Forêts peut, après constat, autoriser l’exploitation des sujets morts sur pied.
Art. 13. - A l’exception des produits provenant des forêts aménagées, l’exploitation commerciale des rôniers et autres palmiers est interdite. Toutefois, des permis de coupe portant exclusivement sur des sujets morts ayant fait l’objet d’un constat par le Service des Eaux et Forêts peuvent être délivrés à des fins d’usage domestique, le paiement de la redevance y afférente étant requis.
Art. 14. - A l’exception de la part du quota de bois artisanal réservée aux chambres de métiers, l’exploitation des produits contingentés n’est autorisée qu’aux détenteurs de la carte d’exploitant forestier en cours de validité.
Art. 15. - Avec l’appui de l’inspecteur régional des Eaux et Forêts, le président du Conseil régional répartit le quota régional entre les communautés rurales concernées, après avis de la commission régionale de répartition des quotas.
Art. 16. - Avec l’appui du Service des Eaux et Forêts, les présidents de Conseil rural concernés indiquent les zone d’exploitation et les chantiers de coupe dans les forets de leur ressort.
Art. 17. - Les permis de coupe sont délivrés par le Service des Eaux et Forêts sur présentation de l’autorisation préalable délivrée par le président de conseil rural.
Art. 18. - Les quantités à exploiter, pour chaque nature de produit et pour chaque région, sont définies en annexe du présent arrêté. Le poids du sac de charbon de bois est indexé à cinquante kilogrammes.
Art. 19. - La répartition du quota national entre les organismes dans les régions ouvertes à l’exploitation forestière est faite par une commission nationale ad-hoc présidée par le Directeur des Eaux et Forêts et est composée comme suit :
Art. 20. - La répartition des quotas, telle que visée par les dispositions de l’article 19 du présent arrêté, tient compte des critères suivants :
Art. 23. - La taxe de 700 francs par quintal n’est applicable qu’aux quantités de charbon de bois visées à l’article 22. Cependant, les collectivités locales peuvent proposer une taxe locale supplémentaire.
Art. 24. - Un protocole d’accord entre le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature, les représentants des collectivités locales concernées et les représentants des exploitants forestiers, fixe le montant de la taxe supplémentaire visée à l’article 23, ainsi que les modalités pratiques de sa mise en exécution.
Art. 25. - Les organismes bénéficiaires de quota sont installés dans les zones identifiées, conformément aux dispositions des articles 15 et 16 du présent arrêté, par une commission ad hoc composée du chef de service départemental des Eaux et Forêts, des chefs de village, des présidents de conseil rural et de toute autre personne concernée.
Art. 26. - Les organismes installés dans un arrondissement donné, doivent obligatoirement exploiter leur quota dans ce même arrondissement.
Le quota d’un organisme ne peut être fractionné sur plusieurs arrondissements.
Art. 27. - La durée maximale de validité des titres d’exploitation forestière est fixée comme suit :
Art. 28. - L’intervalle minimal entre l’établissement des permis de coupe et celui des permis de circulation est de :
* quinze jours pour le charbon de bois ;
* cinq jours pour les autres produits contingentés.
Les permis de coupe, de dépôt et de circulation sont assujettis au visa de l’organisme bénéficiaire.
Art. 29. - La délivrance des permis de coupe est arrêtée, pour le charbon de bois, aux dates ci-après :
31 octobre 1998, dans la Région de Tambacounda ;
30 novembre 1998, dans la Région de Kolda.
Pour les autres produits contingentés, la délivrance des permis de coupe est arrêté le 30 novembre 1998.
Art. 30. - L’évacuation des produits des chantiers se fait au fur et à mesure des opérations de coupe et de carbonisation.
Art. 31. - Conformément aux dispositions du Code forestier, aucun produit forestier ne peut circuler s’il n’est pas accompagné d’un permis de circulation délivré par le Service des Eaux et Forêts. Aucun autre document, notamment le bordereau de livraison et la facture, ne peut le remplacer valablement.
Art. 32. - Les véhicules de transports de combustibles ligneux destinés à ravitailler Dakar doivent obligatoirement transiter par le parc central de Bargny.
Art. 33. - Les permis de coupe de charbon de bois non circulés et non déposés ne peuvent faire l’objet d’aucune prolongation sans autorisation du Directeur des Eaux, Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols.
Art. 34. - La vente, la cession, l’échange ou la procuration de permis d’exploitation est formellement interdite. Les permis qui en font l’objet sont confisqués.
Art. 35. - Tout litige au sein d’un organisme pouvant compromettre une exécution correcte de son quota peut entraîner le blocage ou l’annulation dudit quota.
Art. 36. - Les quantités allouées à Kolda et non exploitées en 1997, de même que les dépassements de quota, sont déduits du quota 1998 de Kolda des organismes concernés.
Si, après la campagne d’exploitation 1998, ces mêmes organismes ont encore des quantités non exploitées à Kolda, celles-ci sont annulées. En outre, des quantités égales sont déduites de leur quota 1999, dont 60 % à Tambacounda.
Art. 37. – Une évaluation à mi-parcours de la campagne est faite à la fin du mois de juillet 1998. Les organismes n’ayant pas circulé l’intégralité de leur reliquat de permis de coupe de la campagne 1997 à Kolda et ceux n’ayant pas atteint un taux d’exécution réel, rapport entre le quota alloué et la quantité circulée ou déposée, de 40 % dans la région de Kolda ne peuvent pas continuer à exploiter leur quota de Tambacounda.
Art. 38. – Les autorisations à titre gratuit pour l’exploitation des piquets sont suspendues, sauf dérogation du Directeur des Eaux, Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols.
Art. 39. – Chaque organisme d’exploitation forestière est tenu de présenter à l’Inspection des Eaux et Forêts, au plus tard trente jours après la date de fermeture de la campagne, un rapport d’exécution accompagné de la liste à jour de ses membres et de celle de ses employés.
Art. 40. – Les infractions aux dispositions du présent arrêté sont sanctionnées conformément aux dispositions du Code forestier.
Tout organisme sanctionné durant la campagne 1997 subit une pénalité de six cents quintaux par infraction, à déduire de son quota de 1998.
En cas de récidive ou d’exploitation dans une zone non autorisée, la carte professionnelle est retirée, sans préjudice des sanctions prévues par le Code forestier.
Art. 41. – Les gouverneurs de région et le Directeur des Eaux, Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.
ANNEXE
REPARTITION PAR REGION DES QUANTITES DE PRODUITS AUTORISEES
A L’EXPLOITATION POUR LA CAMPAGNE 1998.
Régions Quantités à Exploiter
Kolda : 525 000 quintaux
Tambacounda : 375 000 quintaux
Soit au total : -------------------- 900 000 quintaux.
Conformément à l’article 40 du présent
arrêté, une pénalité de 600 quintaux par infraction,
a été appliquée aux organismes ci-après :
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d’infractions |
Tamba 1998 (quintaux) |
| Bûcherons du Cap-Vert |
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| SOSEXFORMA |
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| Mbaracounda |
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| Kaffrine Escale |
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| SEFOTAK |
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| Vélingara |
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| Kolda |
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| Kounkané |
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| GIE Ngaré Ligo Den |
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| GIE Niani |
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| Ndiassane |
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| SOEXFORCOM |
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| Bignona |
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| Ziguinchor Périphérique |
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| Tenghory |
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| TOTAL |
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Remarque : Ces quantités prélevées sont réversées dans les encouragements.
La répartition des dix mille deux cent quintaux est la suivante :
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| 1/DK | Bûcherons Cap-Vert |
1400
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| 2/DK | EGID |
4725
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| 3/DK | Coop. Hann équipe |
1990
|
| 4/DK | Coop. Pikine Djiddah II |
1140
|
| 6/DK | Coop. Sculpteurs Cap Vert |
570
|
| 10/DK | Coop. Sculpteurs Grand Yoff |
645
|
| 11/DK | GIE Refdi Nimzatt |
1270
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| 15/DK | GIE Sahm II bis |
560
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| 16/DK | CDS |
53524
|
| 17/DK | SICB |
2500
|
| 2/FK | Foudioune |
750
|
| 4/KK | Malem Hoddar |
3650
|
| 5/KK | Kaolack Banlieue |
600
|
| 7/KK | SENEXPLOIT |
8005
|
| 9/KK | Koungheul Bambouck |
3045
|
| 14/KK | SEMVAFOR |
6310
|
| 15/KK | SOSEXFORMA |
1042
|
| 16/KK | Coop. Pakala Mandakh |
1660
|
| 17/KK | Coop. Bamba Moussa |
1550
|
| 20/KK | Coop. Bongré |
6210
|
| 29/KK | SEFOTA |
9050
|
| 30/KK | Coop. Douba lampour |
5460
|
| 32/KK | GIE Kabatoky |
1940
|
| 33/KK | GIE Koungheul |
1850
|
| 4/KO | GIE Banthanghel |
1575
|
| 7/KO | Groupement Lépreux |
2377
|
| 8/KO | Shel entreprise |
3580
|
| 10/SL | Dodel |
480
|
| 16/SL | Walaldé |
480
|
| 1/TB | Coop. Koumpentoum |
3348
|
| 2/TB | Sud Est |
8220
|
| 3/TB | Charbonnière |
5050
|
| 5/TB | Niani |
2222
|
| 6/TB | Missirah |
2690
|
| 8/TB | Kothiary |
4100
|
| 10/TB | Sinthiou Malène |
2560
|
| 3/TH | Ndiassane |
6355
|
| 5/TH | SOEXFORCOM |
7406
|
| 8/TH | Coop. Chérif Lô |
150
|
| 9/TH | GIE Takkou Liguèye |
1560
|
| 1 /ZR | Coop. Bignona |
901
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| 7 /ZR | Néma |
915
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| 11 /ZR | Dimbaya |
320
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| TOTAL |
173735
|
Ces quantités prélevées
sont réservées comme encouragement aux 32 organismes ci-après
qui reçoivent chacun un supplément de 2 500 quintaux à
Kolda pour leur performance (quota exploité au moins à 90
%) durant la campagne 1997. Le total fait 80 000 quintaux.
| 1 Bokidiawé | 18 Coop. Tenghory |
| 2 Boucotte | 19 Thiès |
| 3 Bounkiling | 20 Touba Ndorong |
| 4 Dialène | 21 Vélingara |
| 5 Diamaguène kaff | 22 Zinguinchor périphérique |
| 6 Diamaguène TB | 23 Dioubo Ligueye SARL |
| 7 Coop. Dioubo liguey | 24 GIE Dental |
| 8 Fass Gounass | 25 Nanodiral |
| 9 Kolda | 26 Niani |
| 10 Kounkané | 27 Yakaar Liguey |
| 11 Léona Sokone | 28 Groupement modèle |
| 12 Mbour | 29 SOAMEFFOR |
| 13 Méréto | 30 Coop. Sine |
| 14 Nabadji Civol | 31 Bamba Mamadou |
| 15 Pout | 32 Kaolack Banlieue |
| 16 Santhiaba | |
| 17 Sindia |
L’exploitation n’est autorisée
que dans la Région de Kolda. La quantité autorisée
est de 2 967 pieds ainsi répartis :
- Caïlcédrat 310 pieds - Linké : 310 pieds
- Santan : 100 pieds - Kapokier 2100 pieds
- Fromager : 57 pieds - Dimb : 90 pieds
Le tableau suivant présente
les quantités de bois d’œuvre aux scieries :
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| CAFAL |
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| KOUSSY |
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| SOSEFCA |
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| KAMOU |
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| BONNA |
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| SIBA |
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| DERICOURT |
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| RENAISSANCE |
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| TOTAL |
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Remarque : LA CAFAL a déjà bénéficié d’une avance de 600 pieds de Kapotier sur son quota de 1998.
Le tableau ci-dessous fait la répartition
des quantités de bois de service autorisées à l’exploitation
:
| REGIONS | PANNEAUX DE CRINTING | TIGES DE BAMBOU |
| KOLDA |
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| TAMBA |
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| TOTAL |
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Remarque : 10 000 panneaux de crinting seront réservés en priorité pour les seccos de la SONACOS pendant la période de commercialisation de l’arachide.
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| KOLDA |
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| ZIGUINCHOR |
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| TAMBA |
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| TOTAL |
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Remarque : 50 % du quota de bois de Vènes morts de même que 50 % de celui de Dimb morts sont réservés aux chambres des Métiers.